Électricité · 8 min de lecture
Prix d’un électricien en 2026 : tarifs horaires et interventions
L’essentiel
- Le taux horaire d’un électricien se situe généralement entre 45 et 80 € TTC en journée, hors déplacement.
- Les petites interventions (prise, interrupteur, disjoncteur) sont souvent facturées au forfait, pièces comprises.
- Une mise aux normes se chiffre après diagnostic : de quelques centaines d’euros à une rénovation complète facturée au mètre carré.
- Le taux de TVA (5,5 %, 10 % ou 20 %) dépend de la nature des travaux et de l’âge du logement.
Combien coûte un électricien en 2026 ?
En 2026, un électricien facture le plus souvent entre 45 et 80 € TTC de l’heure en journée, auxquels s’ajoutent des frais de déplacement généralement compris entre 20 et 60 €. Pour un dépannage urgent, le premier créneau d’intervention est fréquemment facturé au forfait, diagnostic inclus.
Ces fourchettes sont indicatives. Elles varient selon la région, l’expérience de l’artisan, l’accessibilité de l’installation (saignées dans le béton, faux plafonds, combles) et la gamme du matériel posé. Un devis détaillé reste la seule référence fiable.
Grille de prix indicative par intervention
Voici les ordres de grandeur couramment constatés en 2026 pour des interventions en journée, fournitures standard comprises.
| Intervention | Fourchette indicative TTC |
|---|---|
| Recherche de panne et diagnostic | 80 à 200 € |
| Remplacement d’une prise ou d’un interrupteur | 60 à 150 € |
| Création d’une prise ou d’un point lumineux | 100 à 250 € par point |
| Remplacement d’un disjoncteur divisionnaire | 80 à 200 € |
| Remplacement d’un interrupteur différentiel 30 mA | 150 à 350 € |
| Remplacement complet du tableau électrique | 800 à 2 000 € |
| Création ou reprise de la prise de terre | 300 à 900 € |
| Installation d’une borne de recharge pour véhicule | 1 000 à 2 000 € |
| Rénovation électrique complète | 80 à 150 € par m² |
Pour comparer avec les autres métiers du dépannage, consultez nos repères de tarifs.
Dépannage d’urgence : ce qui change
Un dépannage en soirée, la nuit, le week-end ou un jour férié est souvent majoré de 50 à 100 % sur la main-d’œuvre. Ces majorations sont libres mais doivent vous être annoncées avant le déplacement.
Avant d’appeler en urgence, faites les vérifications de base : voisins également privés de courant, disjoncteur de branchement, tableau électrique. Nos guides panne d’électricité et disjoncteur qui saute vous guident pas à pas. Une coupure générale du quartier relève du gestionnaire de réseau, pas d’un électricien.
En revanche, une odeur de brûlé, une prise qui chauffe, des étincelles ou un disjoncteur qui refuse de se réarmer justifient de couper le courant et de faire intervenir rapidement un professionnel.
Exemple de facture de dépannage
Pour un différentiel qui saute un soir de semaine à cause d’un appareil défectueux, un dépannage type comprend le déplacement, la recherche de panne (souvent une heure au forfait) et, si besoin, le remplacement d’une protection. En journée, un total de 120 à 250 € TTC est fréquent ; en soirée ou le week-end, la même intervention peut atteindre 200 à 400 € avec les majorations. Si l’électricien identifie un défaut plus important, il doit vous proposer un devis séparé avant d’engager des travaux supplémentaires.
Ce que vous pouvez préparer avant sa venue
- Notez l’heure et les circonstances du déclenchement (appareil en marche, pluie, orage).
- Repérez le disjoncteur concerné et laissez-le en position basse s’il redéclenche.
- Dégagez l’accès au tableau électrique et au compteur.
Mise aux normes : de quoi parle-t-on vraiment ?
Aucune loi n’oblige à remettre une installation ancienne entièrement aux normes actuelles ; la norme NF C 15-100 s’impose surtout aux installations neuves et aux rénovations. La sécurité des occupants, elle, reste une priorité.
- Mise en sécurité : elle vise les points dangereux (absence de terre, pas de différentiel 30 mA, conducteurs dénudés, tableau vétuste). C’est souvent la priorité, pour un budget de quelques centaines à quelques milliers d’euros.
- Mise en conformité complète : elle reprend l’installation selon la norme en vigueur (nombre de circuits, protections, prises par pièce). Elle s’apparente à une rénovation, souvent chiffrée au mètre carré.
- Diagnostic électrique : obligatoire pour vendre ou louer un logement dont l’installation a plus de 15 ans. Il signale les anomalies sans imposer de travaux au vendeur, mais il éclaire votre décision.
Pour une installation neuve ou une rénovation totale, une attestation de conformité visée par le Consuel peut être exigée avant la mise sous tension.
Ce qui fait varier un devis d’électricité
Deux devis pour le même chantier peuvent varier du simple au double ; la différence tient surtout au périmètre des travaux et à la qualité du matériel. Comparez ligne par ligne :
- Le nombre de points (prises, éclairages, circuits spécialisés) réellement prévus.
- Le mode de passage des câbles : encastré (saignées, rebouchage) ou en goulotte, nettement moins cher.
- La gamme de l’appareillage et la marque du tableau.
- Les finitions : rebouchage, peinture et évacuation des gravats sont-ils inclus ?
- Les démarches : attestation Consuel, mise en service.
Un devis nettement moins cher que les autres n’est pas forcément une bonne affaire : vérifiez qu’il ne fait pas l’impasse sur la prise de terre, les protections différentielles ou le rebouchage. À l’inverse, un devis élevé peut se justifier par un matériel plus durable ou une installation mieux dimensionnée pour vos usages futurs (plaque à induction, pompe à chaleur, véhicule électrique). Demandez à l’électricien d’expliquer les écarts poste par poste : un professionnel sérieux sait justifier chaque ligne de son chiffrage.
TVA, aides et garanties
Dans un logement achevé depuis plus de deux ans, les travaux d’électricité bénéficient en principe d’une TVA à 10 %, contre 20 % dans le neuf. Un taux de 5,5 % peut s’appliquer à certains travaux d’amélioration énergétique, sous conditions.
- Le professionnel vous fait signer une attestation simplifiée pour appliquer le taux réduit.
- Des aides peuvent exister pour certains travaux liés à la performance énergétique ou à l’adaptation du logement : renseignez-vous avant de signer.
- Vérifiez que l’entreprise dispose d’une assurance responsabilité civile professionnelle et, pour les travaux concernés, d’une garantie décennale.
Exemple de budget : mise en sécurité d’un appartement ancien
Pour un appartement ancien d’environ 60 m², une mise en sécurité sans rénovation complète représente souvent un budget de 1 500 à 4 000 € TTC, selon l’état de départ. Voici un exemple de décomposition, à titre purement indicatif :
| Poste | Fourchette indicative TTC |
|---|---|
| Remplacement du tableau avec différentiels 30 mA | 800 à 1 500 € |
| Création ou amélioration de la prise de terre | 300 à 900 € |
| Liaison équipotentielle de la salle de bains | 150 à 400 € |
| Remplacement des prises sans terre et appareillages dangereux | 200 à 800 € |
| Diagnostic préalable, si facturé séparément | 80 à 200 € |
À l’inverse, une rénovation complète (reprise de tous les circuits, nouveaux câbles et appareillages) se chiffre plutôt au mètre carré et dépasse fréquemment 6 000 € pour la même surface. Faites-vous préciser par écrit ce qui relève de la mise en sécurité et ce qui relève du confort.
Qualifications et garanties : choisir le bon électricien
Aucun diplôme n’est exigé du client pour choisir un artisan, mais plusieurs signes permettent de s’assurer du sérieux et de la compétence d’un électricien.
- Immatriculation : vérifiez le numéro SIRET figurant sur le devis.
- Assurances : responsabilité civile professionnelle et, pour les travaux touchant à l’installation, garantie décennale. Demandez l’attestation.
- Qualifications : des labels professionnels attestent de compétences vérifiées. Pour certaines aides à la rénovation énergétique, la mention RGE est exigée.
- Borne de recharge : l’installation d’un point de recharge de plus de 3,7 kW doit être réalisée par un installateur disposant de la qualification IRVE.
Les erreurs à éviter
- Accepter un devis oral pour des travaux importants.
- Payer la totalité avant la fin du chantier.
- Réaliser soi-même des travaux sur le tableau : une erreur peut provoquer un incendie et compliquer la prise en charge par l’assurance.
Locataire, propriétaire, copropriété : qui paie ?
Le locataire prend en charge les menues réparations, tandis que le propriétaire doit fournir une installation électrique en bon état et sans danger.
- À la charge du locataire : remplacement des interrupteurs, prises, fusibles, ampoules et petites pièces usées par l’usage courant.
- À la charge du propriétaire : remplacement d’un tableau vétuste, mise en sécurité, réparation d’un défaut de câblage d’origine. Un logement loué doit respecter les critères de décence, dont une installation électrique ne présentant pas de danger.
- Parties communes : éclairage de l’escalier, interphone, ascenseur relèvent du syndicat des copropriétaires, via le syndic.
- Colonne montante : depuis la loi ELAN, la plupart des colonnes montantes d’électricité ont été intégrées au réseau public de distribution ; leur entretien relève alors du gestionnaire de réseau.
En cas d’urgence de nuit ou le week-end, le locataire peut faire intervenir un professionnel pour mettre le logement en sécurité, puis en informer le propriétaire par écrit.
Comment obtenir un prix juste
Décrivez précisément votre besoin, demandez un devis écrit et comparez des offres portant sur le même périmètre.
- Notez les symptômes (disjoncteur concerné, pièces touchées, bruit, odeur) et prenez une photo du tableau.
- Demandez le prix complet avant le déplacement, majorations comprises.
- Exigez un devis détaillé au-delà de 150 € TTC, comme le prévoit la réglementation du dépannage.
- Pour des travaux non urgents, comparez deux ou trois devis.
Sur VosDépanneurs, vous pouvez déposer une demande pour être mis en relation avec un électricien disponible près de chez vous.

